Tout Tango Magazine

La 
dernière 
cuite
 - La
 ultima
 curda



Rédigé le Lundi 30 Juin 2014 | Lu 1501 fois


Roman
 

Maurice
 Chabannon
 
 

ISBN
: 9782343030128
•
20,50
€
•
234
pages


  Que
 va‐t‐il 
advenir
 d’Antonio
 après 
cette 
cuite
 au 
Malbec
?

Ce
 roman
 suit
 le
 destin
 parallèle
 de
 deux
 jeunes
 couples
 à
 Buenos
 Aires,
 dans
 une
 Argentine
 secouée
 par
 des
 régimes
 politiques
 et
 économiques
 tourmentés.

L’amour
 et
 le
 tango
 aident
 à
 y
 surmonter
 les
 difficultés,
mais 
la
 révolte
 et 
le
 désespoir 
couvent
 sur 
fond
 de
 manifestations 
sociales.

Pourtant,
 «
 tous
 les
 Argentins
 ne
 dansent
 pas
 et
 entre
 la
 belle
 salle
 de
 la
 «
 Milonguita
 »,
 bal
 un
 peu
 huppé,
et 
les
 bars
 populaires comme 
le
 Bar 
Sanata, 
il
 y 
a
u n
monde
».

Abigaïe,
 Manuel,
 Gabriela
 et
 Antonio
 se
 battent
 pour
 assurer
 un
 avenir
 incertain.

La
 rencontre
 avec
 des
 personnages
 pittoresques
 suscite
 de
 l’espoir
 et
 les
 soirées
 dans
 les
 milongas
 apportent
 les
 étincelles
 de 
musique 
et 
de
 danse.

Que
 deviendront 
pour 
autant 
nos 
jeunes 
Porteños
?



  Auteur
Proviseur 
retraité 
après 
avoir
 enseigné 
comme 
professeur de
 Lettres
 Modernes,
 Maurice 
Chabannon 
s’est
 engagé
 successivement
 dans
 diverses
 associations
 —
 les
 dernières
 en
 date
 concernant
 tango
 et
 culture
 argentine
 —
 tout
 en 
cultivant 
le 
goût 
de 
l’écriture.
Ses 
premiers 
écrits 
professionnels 
concernent 
le 
métier
 de
 direction 
:
 Abécédaire
 du
 Chef
 d’établissement,
 CRDP
 de
 Grenoble
 (2003),
 Le
 Guide
 du
 Parent
 délégué,
 CRDP
 de
 Grenoble
 (2005).

Sa
 passion 
des 
voyages 
et
 son
 éclectisme 
l’ont 
conduit 
vers
 des 
horizons 
plus 
ludiques 
et,
 en 
particulier, vers 
le 
tango
 argentin,
 devenu
 source
 d’études
 chorégraphiques,
 musicales,
 culturelles
 et
 sociales.

C’est
 ce
 qu’il
 traduit
 dans
 le
 recueil
 de
 nouvelles
 publiées
 à
 compte
 d’auteur
 Avec
 un
 tango
 à
 fleur
 de
 lèvres
 (2011),
 et
 qu’il
 approfondit
 dans
 ce
 roman 
plus
 ambitieux.


Extraits:
«

La
 Place
 de 
Mai 
est
 le
 haut 
lieu
 révolutionnaire 
mythique 
de 
Buenos 
Aires 
et 
le 
cœur 
symbolique 
de
 la 
contestation,
 depuis
 que 
les 
défilés 
silencieux
 des 
Mères,
 tournant 
en 
rond, 
pleurent
 les
 disparitions
 organisées 
par 
la
 dictature.

«
Comme
 en
 2001, 
allons 
taper 
sur
 des 
casseroles, 
et 
nous 
y
 retrouverons
 d’autres 
travailleurs
!
»

La
 conviction
 d’Antonio 
finit 
par 
lever 
toute 
méfiance des
 indiens 
par 
rapport
 aux
 «
blancs
»
 engagés
 dans
 leur
 combat,
 et
 les
 leaders
 organisent
 alors
 le
 cortège,
 sortent
 les
 drapeaux
 argentins,
 mais
 aussi
 les
 oriflammes
 rouges,
 emblèmes
 à
 la
 fois
 de
 la
 révolution
 et
 de
 l’identité
 indienne.

C’est
 un
 défilé
 animé
 qui
 paralyse
 momentanément
 les
 rues
 dans
 un
 concert
 de
 klaxons, 
relayé 
par 
le 
battement 
des 
bombos.
»
(pages
54‐55)



 
 «
C’est
 merveille
 de
 voir
 les
 deux
 bandonéons
 complices
 se
 répondre,
 dialoguer
 avec
 le
 piano,
 puis
 avec
 la
 contrebasse,
 et
 les
 visages
 inspirés
 des
 musiciens
 semblent
 comme
 transfigurés
 par
 cette
 extase
 collective
:
 l’orchestre
 communie
 avec
 la
 salle
 avant
 de
 s’arrêter
 sous
 une
 véritable
 ovation
 «
 Bravo
! 
Eso, 
otros
».

Et 
il
 repart
 pour 
une
 nouvelle 
tanda
 qui
 attire
 cette 
fois 
les 
danseurs 
sur 
le 
ciment,
 dopant
 la
 communion
 par
 le
 mouvement
 dynamique
 du
 bal.

Nos
 deux
 danseurs
 se
 régalent,
 et
 à
 nouveau, 
Abigaïe
 se 
love 
comme un 
petit 
renard
 contre 
Manuel.

Mais 
entre 
eux,
 en
plus, 
il
 y
 a
 ce 
bébé
 qui
 vient, 
si 
minuscule
 encore 
dans
 ce
 ventre
 que
 Manuel 
aime
 tant
 caresser...
»
 (page
76)



 
 «
Les 
funérailles 
nationales 
de 
Chavez 
ont 
été 
grandioses et
 émouvantes
:
 toute 
l’Amérique 
latine
 les
 a
 suivies,
 et 
le
 temps 
international 
a 
été 
un 
instant suspendu.
 Avenue
 Corrientes, 
les 
embouteillages 
multiples
 sont
 toujours
 aussi
 denses,
mais 
les 
taxis 
s’y 
faufilent
 avec
 une 
habileté 
provocante.


Gardel 
chante
 chaque 
jour
un 
peu 
mieux.
»
(page
218)
 



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