OSVALDO FRESEDO un monsieur chic dans l’univers du tango


Rédigé le Lundi 29 Septembre 2008 | Lu 904 fois



Programmer Fresedo en bal

C’est clair, Fresedo fait partie d’une école legatto avec Di Sarli et Sassone Une tendance musicale qui aura les faveurs des tenants de l’estilo de salón. Donc, ces trois-là, en tout cas dans leurs enregistrements postérieurs à la fin des années 40, sont interchangeables. C’est très pratique de balancer une tanda de tangos bien posés et aux envolées planantes, de Fresedo par exemple, si l’on constate que lors de la tanda précédente, ça s’enthousiasme tellement sur la piste que ça commence à taper dans tous les sens. Très pratique aussi, si vous avez enchaîné auparavant une tanda de D’Arienzo speed avec une de milongas non moins speed. Ca repose les danseurs et surtout ça les oblige à changer d’énergie. Très bien aussi pour les fins de soirées. Mais surtout ne pas en abuser, car tout le monde s’endort ou au moins se ramollit. Si ce n’est pas tout à fait l’heure de fermeture, il faudra quand même trouver de quoi relancer…
 
Une alternative intéressante peut être d’aller chercher du côté des années 30. En début de bal, ça peut bien fonctionner par exemple. Ce genre de choses peut plaire aussi à la frange des danseurs modernes non exclusivement milongueros qui y trouveront matière à expérimentation dans ce style combinant abrazos alternativement serrés et ouverts, figures et marches, qu’on retrouve souvent dans la nébuleuse de Tango Brujo à Buenos Aires…


OSVALDO FRESEDO un monsieur chic dans l’univers du tango
Discographie

Mis 30 mejores tangos
Très riche du point de vue sonore, l’enregistrement ne date pas des années 30 et est même tardif. Donc le son est bon mais les violons omniprésents et en grand nombre. Joli, très joli mais on risque de s’endormir avant la fin des 30 titres.

Sus exitos con Oscar Serpa y Ricardo Ruiz
J’avoue qu’il y a 4 ans de ça, je n’avais pas accroché. J’avais tort finalement. Mais évidemment c’est du tango chanté…

La collection 78 rpm est toujours intéressante.

1933-48
Histoire de changer du son des années 50. Intéressant, plus rythmique, et bien fait quand même. Si je dois programmer Fresedo en bal, j’irais volontiers fouiller dedans…

Fresedo en estereo
Un album d’une collection intéressante (la resistencia del tango) qui revisite la production discographique des grands du tango dans les années 60 et 70. Une collection qu’il faut découvrir absolument. Très beau son, plutôt sucré comme d’hab’ mais avec une rythmique identifiable. Réédité avec la pochette d’époque. J’aime beaucoup. A écouter notamment l’intro de Viajando (et la suite d’ailleurs) ou el Pollito.

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