LUIS SALTOS


Rédigé le Dimanche 17 Novembre 2013 | Lu 1074 fois


ARMONICA EN LA NOCHE DE BUENOS AIRES

Dansabilité : 3/5
Qualité sonore : 4/5
Créativité : 2/5
Note cœur
Partie chantée oui, peu
Durée 46 mn
Distribué par www.samytango.com


Dans la famille harmoniciste du tango, je voudrais… ben non, pas Hugo Diaz !

Luis Saltos. Il y a bien trois ou quatre ans de ça, ma consœur Solange Bazely avait traité le sujet de l’harmonica et Luis Saltos figurait avec Franco Luciani dans la liste (restreinte) des harmonicistes tangueros d’aujourd’hui.
 

L’importation en France de cet album par Samytango est l’occasion de jeter une oreille sur ce produit alternatif à la toute puissance hugodiazienne. Alternatif parce que l’approche de l’instrument est très différente : là où Hugo Diaz commençait par susurrer pour finir par cracher ses tripes, son cœur, sa violence, Luis Saltos fait dans le genre maîtrise calme, modulation douce, bercement de l’auditeur. Du coup, ça rappelle quelques musiques de polars, une espèce de tristesse douce. L’inconvénient c’est qu’on ne peut pas passer les dix sept titres en revue sans finir par s’ennuyer un peu après avoir été séduit. Il faut dire que l’approche est plutôt spartiate : un guitariste discrètement électrifié, un peu de chant sur un ou deux titres et l’harmonica se fait toutes les mélodies sans jamais passer le relais à la guitare, sans jamais assurer aucune partie rythmique et avec un phrasé toujours impeccablement coulé.
 

Moralité : écoutez le comme on déguste un whisky de bonne facture. Modérément et à petites gorgées pour ne pas vous sentir trop nauséeux à la sortie. L’excès en tout est un défaut.

 
Eric Schmitt
 
Paru dans le magazine Tout Tango n°24 juillet à septembre 2010




Nouveau commentaire :
Twitter