Cambalache, un tango, une vision désabusée du monde.


Rédigé le Dimanche 12 Octobre 2008 à 11:34 | Lu 6572 fois | 8 commentaire(s)


" Que el mundo fue y será una porquería, ya lo sé... " (Que le monde ait été et sera une saloperie, ça, je le sais).


E.S. Discépolo
E.S. Discépolo
C'est ainsi que Enrique Discépolo commence son tango Cambalache. Difficile d'exprimer plus clairement et plus fortement une vision complètement négative du monde. Or, la pérennité du tango de Discépolo autorise à penser que son pessimisme noir n'était pas qu'accidentel et qu'il a eu de nombreux échos.
Pistes de réflexions et appel à contributions.
Ce texte mérite donc d'être lu de près, d'être commenté. Il sera aussi intéressant d'explorer les anthologies du tango pour voir si ce tango de Discépolo est une exception, une attitude liée à la stricte biographie de l'auteur, ou si sa vision du monde est partagée par d'autres écrivains. La réflexion peut aussi nous porter vers d'autres expressions de ce malaise, aussi bien en Argentine qu'ailleurs, et dans d'autres domaines culturels. Nous pouvons également tenter d'analyser les causes de ce désenchantement, de voir si cela est lié précisément à une époque, à un contexte.
Bref, le champ est ouvert, la thématique intéressante et vos contributions sont attendues.




1.Posté par Ana Pereyra le 05/08/2008 02:04 | Alerter
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Bonjour,

A mon avis cet article manque d'analyse de l'époque de Enrique Discépolo mais il faudrait surtout écrire la version française de ce tango ou alors écrire le texte en "Castellano". Avec ces éléments, les lecteurs de ce site pourront mieux apprécier ce tango ! et ensuite ils pourront mieux le danser !!! ...

Merci bien de me donner votre point de vue ! ...
E-mail : noria_pereyra@hotmail.com

Cordialement
Ana Pereyra

2.Posté par Andre Vagnon le 10/09/2008 23:04 | Alerter
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Merci Ana de votre intérêt pour cette rubrique. Ma réponse est tardive car je la voulais complète. Et je viens de mettre en ligne le texte de Discépolo et ma traduction, avec quelques notes. En revanche, mon premier texte n'est pas vraiment un article. C'est seulement une ouverture vers une thématique. Et j'espère que de nombreuses contributions alimenteront les préoccupations qu'elle évoque.
Amitiés tangueras. André Vagnon

3.Posté par Denise Vergniaud (argentine) le 01/01/2009 12:38 | Alerter
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Bonjour,

Je viens de lire l'article et je suis d'accord avec Ana qui manque l'analyse historique et j'ajouterais sociale dans lesquelles ce tango a été écrit.
J'ai eu la chance d'analyser ce tango à l'Université de Buenos Aires... comme une expression populaire de la crise de l'année 30. L'Argentine passait par des moments vraiments critiques et c'est dans ce context qu'ils ont été écrit des nombreaux tango.
Faudrait aussi comprendre notre pésimisme en ce qui concerne la politique et plus largement l'idée de futur (d'après un sondage récent les argentins avons du mal à nous progeter au délà de futur proche, car le contexte n'est souvent pas stable).
Je trouve, et d'ailleurs beaucoups de mes compatriores, que la parole de "Cambalache" est toujours d'actualité... mais pour nous comprendre, faudrait étudier vraiment en profondeur notre histoire en tant que groupe sociale.
Je vous remercie par votre intérêt sur la question... mais je doute fortement que le seul pésimiste soit Discépolo...

Cordialement,
Denise Vergniaud

4.Posté par André Vagnon le 06/01/2009 16:25 | Alerter
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Merci Denise de votre intérêt pour la problématique suggérée par Discépolo. Effectivement, pour comprendre mieux ce texte, il faudrait dessiner l'ensemble du contexte dans lequel il a été écrit.
Si vous avez bien compris le sens de ce forum, vous savez qu'il est ouvert à tous et que mon rôle se borne à suggérer une thématique. Comme vous avez eu l'occasion d'étudier ce thème, notre forum se ferait une grande joie d'accueillir vos contributions, dans toutes les directions proposées par votre réponse.
A très bientôt, donc, le plaisir de vous lire.
Amitiés tangueras.
André Vagnon.

5.Posté par Guillermain le 10/04/2010 14:33 | Alerter
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Bonjour.

Buenos dias.

il y a un autre tango où on dit "quant on a même pas de yerba de hier à sécher au soleil" ou quelque chose comme ça.
Je vais essayer de le retrouver car c'est malheureusement actuel comme "Cambalache"
je profite te ton forum pour écrire ce texte.

la vannde en Argentine est bonne, alors pourquoi il y a le maté pour faire passer la viande?

Comme pour la voiture, les bénéfices d'une réduction de notre surconsommation ne seraient pas seulement climatiques. Ici on réduirait aussi la pression sur la demande en céréales (dont la moitié de la production mondiale sert actuellement à nourrir le bétail et non les hommes, de plus on détruit des forêts), donc aussi sur les ressources en eau.
Mais en plus on éviterait une cruauté terrible (l'abattage industriel est une des inventions les plus ignobles de l'humanité, 1 poulet/seconde sur chaque ligne. Voir le film) et hypocrite (combien de consommateurs de viande sont capables de tuer eux-mêmes une bête? combien peuvent même regarder des images d'abattoirs sans tourner le regard?)... et, au passage, notre santé en profiterait.
Il convient bien entendu de ne pas se rabattre sur le poisson, dont la plupart des espèces sont déjà sur pêchées, mais bien de compenser avec des protéines végétales!
Pour ceux qui pensent qu'il leur sera impossible de se passer complètement de viande, je les encourage à déjà essayer de réduire leur consommation, et de constater qu'ils ne s'en portent que mieux. Manger une fois par semaine de la viande locale, de qualité et produite dans des conditions relativement décentes (si c'est concevable) vaut mieux que de consommer quotidiennement du boeuf industriel.
Pour amorcer ce changement de civilisation, pourquoi ne pas déjà demander à tous les restaurateurs de proposer au minimum 20% de repas entièrement végétariens (dont 10% végétaliens) à la carte?
Ou comme je l'avais aussi déjà suggéré, de demander à toutes les cafétérias/cuisines scolaires/maison de retraite, de limiter les repas avec de la chair animale à 2 fois par semaine (au lieu de tous les jours!)?
Couplé avec de vastes campagnes de sensibilisation, nous pourrions ainsi déjà réduire notre impact écologique de manière massive, rapide et relativement indolore. Et avec une meilleure santé (et une conscience plus cohérente) à la clef pour tous.
La lutte écologique doit, par définition, être aussi globale que la crise qui touche notre planète. Faire la paix avec notre planète et protéger le climat signifie aussi en finir avec les abattoirs, la cruauté inutile et le gaspillage des ressources ;
Surtout qu’aujourd’hui il y a des produits très bons comme beautysane qui nous permette pour un prix modique de remplacer les mauvais repas.
Contacter moi pour connaître les vendeurs de ces produits proche de chez vous.
Cordialement.

jguillermain@yahoo.co.uk
336 86 66 03 50 de 9 à 12h et de 14 à 23h.

6.Posté par Michel BANASZAK le 03/12/2015 18:31 | Alerter
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Qui peut me trouver l'extrait du film "El alma del bandoneon" où l'on voit chanter dans la rue "Cambalache" ? Merci ! Il fut sur YOUTUBE pendant un moment... !

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