Cambalache, un tango, une vision désabusée du monde." Que el mundo fue y será una porquería, ya lo sé... " (Que le monde ait été et sera une saloperie, ça, je le sais).
E.S. Discépolo
C'est ainsi que Enrique Discépolo commence son tango Cambalache. Difficile d'exprimer plus clairement et plus fortement une vision complètement négative du monde. Or, la pérennité du tango de Discépolo autorise à penser que son pessimisme noir n'était pas qu'accidentel et qu'il a eu de nombreux échos.
Pistes de réflexions et appel à contributions. Ce texte mérite donc d'être lu de près, d'être commenté. Il sera aussi intéressant d'explorer les anthologies du tango pour voir si ce tango de Discépolo est une exception, une attitude liée à la stricte biographie de l'auteur, ou si sa vision du monde est partagée par d'autres écrivains. La réflexion peut aussi nous porter vers d'autres expressions de ce malaise, aussi bien en Argentine qu'ailleurs, et dans d'autres domaines culturels. Nous pouvons également tenter d'analyser les causes de ce désenchantement, de voir si cela est lié précisément à une époque, à un contexte. Bref, le champ est ouvert, la thématique intéressante et vos contributions sont attendues. Dimanche 12 Octobre 2008
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