17 déc- 12 jan El Tigre Alfredo Arias


Rédigé le Mercredi 18 Décembre 2013 | Lu 529 fois


Livret et mise en scène Alfredo Arias
composition musicale Bruno Coulais
collaboration artistique René de Ceccatty avec Denis D'Arcangelo, Carlos Casella, Arielle Dombasle, Alejandra Radano, Andrea Ramirez, Alexie Ribes violons Christophe Guiot, Elisabeth Pallas alto Françoise Gneri violoncelle Jean-Philippe Audin scénographie Elsa Ejchenrand, José Cúneo costumes Pablo Ramirez lumières Jacques Rouveyrollis assistant mise en scène Olivier Brillet assistante lumières Jessica Duclos


Théâtre du Rond Point -  durée 1h30 - salle Renaud-Barrault
 Samedi, 17:30 et 21:00, Dimanche, 15:00, Mardi 31 déc., 18:30
 relâche les lundis et les 22 déc. , 25 déc. 1 jan


El Tigre donne son nom à un ensemble d’îles argentines et de marais peu gays. Là, un groupe de cinéphiles fanatiques a trouvé refuge. Ensemble, le samedi soir, ils recréent les films adorés, les rejouent, se travestissent avec les moyens du bord. Au final, Vampira croque les jugulaires des enfants de chœur, Lana Turner trouve le temps long et Holy se remaquille. Les créatures de El Tigre déclenchent une série de quiproquos et de coups de théâtre qui les propulsent dans un univers plus délirant que celui qu’elles voulaient représenter. Elles retrouvent la tonalité des univers fantasques des Marx Brothers ou d’Ed Wood, alors qu’elles croyaient plonger dans les mélodrames vénérés. Dark, Holy, Lana, Lanita, Tota et Vampira chantent, dansent, illuminent d’étincelles colorées un monde trop gris, trop triste. Elles s’envolent en fusée, côtoient les météores qu’elles préfèrent aux étoiles mortes, et se pulvérisent à coups d’apéricubes à la mortadelle.

Festin avec strass, paillettes et tombolas, El Tigre se joue dans la maison de sublimes démentes. Arias et sa bande invitent des stars, des vamps « idolâtrables » et des travs acidulés. Figure mythique de la scène, le créateur d’origine argentine Alfredo Arias créait les saisons dernières au Rond-Point Trois tangos, Tatouage, ou Divino amore. Il a toujours tranché dans le vif de l’humain pour le mettre à poil ou en collant pailleté sur l’avant-scène. Fête oblige. Maquillages outranciers, accessoires de rigueur et plumes partout, ses créatures déjouent les mauvais sorts : vivre, vieillir, mourir. Elles annoncent une « comédie musicale sur le dérèglement climatique », quittent la planète molle pour une galaxie explosive vouée aux extravagances hollywoodiennes.
À faire pâlir Broadway. Pierre Notte

http://www.theatredurondpoint.fr/saison/fiche_spectacle.cfm/153566-el-tigre.html?touteladistrib

Dans la salle Renaud-Barrault
Exposition « Lumières argentines » / du 17 décembre 2013 au 12 janvier 2014
Les sculptures - boîtes lumineuses réalisées par le scénographe du spectacle José Cuneo seront exposées le long des coursives de la salle Renaud-Barrault.

À la librairie
Exposition, vente / du 17 décembre 2013 au 12 janvier 2014
Découvrez en avant-première le livre graphique El Tigre (la bande dessinée avec le livret intégral du spectacle musical) publiés aux éditions Les Contrebandiers.
Découvrez également les planches originales du livre exposées sur les murs de la librairie.

Dédicaces
17 décembre – 12 janvier
José Cuneo dédicace sa bande dessinée tous les soirs, à l'issue du spectacle.

Arielle Dombasle - El Tigre d'Alfredo Arias - Vidéo : Alejandro Rumolino




1.Posté par Observateur le 22/12/2013 12:02 | Alerter
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nom : Fabienne Darge Journaliste au Monde
Un « Tigre » à rugir d'ennui
Quel désastre que ce Tigre qui donne juste envie de rugir d'ennui et de consternation, et décroche haut la main le pompon du ratage de la saison, inversement proportionnel à la surface médiatique de sa vedette principale, Arielle Dombasle. Cette pochade signée par le metteur en scène argentin Alfredo Arias est le spectacle « de fêtes », cette année, au Théâtre du Rond-Point, qui avait été plus inspiré, les années précédentes, en invitant le Cirque invisible ou le Cirque Eloize.
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El Tigre évoque, au fil de tableaux qui hésitent avec peu de bonheur entre le théâtre et la véritable revue de cabaret, la vie de la flamboyante et sulfureuse star de Hollywood – et notamment le meurtre de son amant gangster par sa fille, en 1958. Tout cela pourrait être amusant, baroque et kitsch au meilleur sens du terme, si ce Tigre raplapla de cirque de troisième zone n'était plombé par l'indigence artistique de l'ensemble, qu'il s'agisse des dialogues (« être gay, ce n'est pas gai »), de la musique (signée Bruno Coulais) et de la mise en scène, sans parler de la laideur du tableau de fond de scène, supposé représenter la région du Tigre.
Arielle Dombasle, dans son fourreau noir Alaïa qui dessine au cordeau sa silhouette de poupée Barbie, minaude et susurre des chansons qui, en comparaison, feraient passer le parolier de Céline Dion pour un surdoué. On est loin de l'aura érotique et mélodramatique de Lana Turner. Alexie Ribes en fait des tonnes. Malgré leur talent – réel, celui-là –, Denis D'Arcangelo (Dark) et Alejandra Radano (Fatafatale et Vampira), deux créatures de la nuit qui savent ce que les jeux d'identité veulent dire, ne peuvent empêcher ce Tigre de mauvaise série Z de couler dans les eaux du Rio de la Plata.
Fabienne Darge
article complet en lien
http://www.lemonde.fr/culture/article/2013/12/21/un-tigre-a-rugir-d-ennui_4338643_3246.html

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